1. Commencer par le réglage du SAG
Le SAG correspond à l'enfoncement de la moto sous son propre poids puis avec le pilote équipé. C'est lui qui place la moto dans sa bonne assiette. Si le SAG est faux, le reste des clics travaille déjà sur une mauvaise base.
En pratique, un SAG mal réglé se traduit souvent par un avant flou, un arrière qui s'écrase à la remise des gaz ou au contraire une moto haute, sèche et peu tolérante. Avant de fermer ou d'ouvrir des clics, il faut donc mesurer, comparer et revenir à une valeur cohérente pour le poids du pilote.
2. Compression et détente : à quoi servent-elles ?
La compression contrôle la vitesse à laquelle la suspension s'enfonce. La détente, elle, contrôle la vitesse à laquelle elle revient en place. Ces deux réglages influencent directement le confort, le grip, la stabilité au freinage et la motricité à la remise des gaz.
Une compression trop fermée rend la moto dure et fatigante. Une détente trop lente la fige et l'empêche de recoller rapidement au terrain. À l'inverse, des réglages trop ouverts donnent une moto floue, qui pompe et manque de maintien dans les appuis.
3. Symptômes typiques sur le terrain
- Moto trop dure : elle tape dans les bras, rebondit sur les petits chocs et manque de lecture.
- Manque de grip : la roue ne suit pas bien le terrain, surtout sur freinage cassant ou relance glissante.
- Avant qui plonge : freinage instable, assiette déséquilibrée, besoin de revoir ressort, niveau d'huile ou hydraulique.
- Arrière qui talonne : maintien insuffisant, mauvais SAG ou hydraulique qui ne retient pas assez la course.